Porto Rico / Panama • Années 1990
Reggaeton
L’urbain caribéen
Né dans les rues de Porto Rico et Panama dans les années 1990, le reggaeton fusionne reggae jamaïcain, dancehall, hip-hop et rythmes latins. Plus qu’un style de danse, c’est une culture — celle de la fête urbaine, du « perreo » sensuel et de l’expression libre du corps.
Histoire
Le reggaeton émerge à Panama dans les années 1980 avec El General, puis explose à Porto Rico dans les années 1990-2000 (DJ Playero, Tego Calderón, Daddy Yankee). Le morceau « Gasolina » (2004) lance la vague mondiale. Aujourd’hui, le reggaeton domine les charts latins (Bad Bunny, J Balvin, Karol G) et est devenu un genre incontournable des soirées latines partout dans le monde.
El General pose les bases au Panama avec le reggae en español.
DJ Playero crée le « riddim Dem Bow » à Porto Rico — la signature reggaeton.
Daddy Yankee sort « Gasolina » — explosion mondiale du reggaeton.
J Balvin, Bad Bunny, Karol G dominent les charts latins internationaux.
Genre dominant des soirées latines modernes. Présent dans presque toutes les playlists club.
Musicalité
Carré magique, structure d'un morceau, signaux pour anticiper les sections.
Le reggaeton se danse sur le « riddim Dem Bow » — pattern rythmique répétitif à ~88-96 BPM. Pas de comptage technique : tu sens le beat (boom-ch-boom-chick) et tu te poses dessus. Pas de base : ondulation latérale ou avant-arrière sur chaque temps fort.
Le carré magique
Le carré magique du reggaeton fait 4 mesures (16 temps). La structure est très répétitive : le riddim ne change pas, ce sont les voix et synthés qui structurent les sections (verse → drop → chorus → break). Apprends à entendre les drops et les breakdowns pour anticiper les changements de dynamique.
Mesure 1
Mesure 2
Mesure 3
Mesure 4
La dernière mesure flashe rose — signal de fin de phrase.
Signaux musicaux
La basse se densifie ou les synthés montent — un drop arrive. Prépare-toi à intensifier.
Le drop frappe, l’énergie maximale. Lâche-toi sur le perreo ou les body moves.
Section calme avant le second drop. Idéal pour ralentir et préparer un nouveau body move.
Climax du morceau — donne tout sur les 16 derniers temps.
Structure d'un morceau type
- Intro8 mesures—Intro — synthé seul ou voix a cappella.
- Couplet16 mesures—Couplet — voix rappée ou chantée sur le riddim.
- Refrain16 mesures—Refrain / drop — basses + voix lead, énergie max.
- Couplet16 mesures—Deuxième couplet — variation, parfois featuring.
- Break8 mesures—Breakdown — passage minimaliste avant le second drop.
- Refrain16 mesures—Refrain final / second drop.
- Outro8 mesures—Outro — fadeout ou stop net.
Total — 88 mesuressur l'ensemble du morceau.
Les styles de reggaeton
3 sous-styles à découvrir.
Perreo
Le style social par excellence : sensuel, près du corps, ondulations bassin. C’est la danse de soirée — pas de figures complexes, juste connexion et rythme.
- Sensuel
- Près du corps
- Ondulations
Urban / Street
Influences hip-hop et dancehall. Plus de footwork, isolations, énergie urbaine. Souvent dansé en solo ou en groupe (cypher).
- Influences hip-hop
- Footwork urbain
- Solo/groupe
Choreo
Choreographies enseignées en cours, souvent inspirées des clips. Combine perreo, urban et touches latin jazz. Idéal pour scènes et compétitions.
- Chorégraphié
- Inspiration clips
- Scène
La musique
Le reggaeton se reconnaît au « riddim Dem Bow » — un pattern rythmique répétitif (boom-ch-boom-chick) à ~94 BPM. Production électronique, basses puissantes, voix rappées ou chantées en espagnol. Artistes : Daddy Yankee, Bad Bunny, J Balvin, Karol G, Rosalía, Maluma.
Questions fréquentes
Le perreo se danse en couple (ou en groupe) près du corps. Les autres styles (urban, choreo) se dansent souvent en solo.
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